Vulcano Ultratrail 100k : bien plus qu’un objectif.

Concentré au départ du VUT100K

Le Vulcano Ultratrail, surnommé VUT, est un ensemble de courses de trail ayant lieu au pied du volcan Osorno, dans la région des lacs au Chili. Le 70K avait été ma première course au Chili en 2016. Après la naissance des jumeaux et la possibilité de profiter dorénavant pleinement de mon cœur, j’avais envie de me tester sur le 100K. Deux ans que je n’avais pas mis un dossard, autant vous dire que j’avais la pression (positive) au départ. Mais avant de vous raconter ma course, je dois vous parler de mon cœur.

Acte 1 : J’ai un petit souci.

Nous sommes en 2010. Je viens d’acheter mes premières vraies chaussures de trail (des Salomon Ultra Pro 3D, toujours en vente aujourd’hui), mon premier cardiofréquencemètre et mon premier magazine « spécialisée » riche en plan d’entraînement. Un monde merveilleux m’appelle, avec des gars à suivre tel Marc Olmo ou l’étoile montante Kilian Jornet. Moi aussi je veux enquiller les kilomètres et parcourir les sentiers de montagne avec une foulée légère.

Les premières séances me ramènent évidemment à la dure réalité : je suis une daube. Mais une daube entêtée : la vingtaine, un boulot d’ingénieur stable à minima jusqu’à la retraite, je roule en Fiat Panda 4×4 mk2, tout me sourit, je suis le roi du monde. En baver comme ce n’est pas permis et finir dernier des courses locales quand je ne suis pas hors délai, c’est pour moi une révélation : j’adore le trail car il m’apprend l’humilité à coups de 10 min/km et de petits vieux qui me doublent en ricanant.

Oupsy…

Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Après avoir mis ma belle Fiat dans un arbre, un autre souci plus pernicieux s’immisce dans mes entraînements. Mon cardio montre qu’il m’arrive de monter haut en fréquence : 200 – 220 bpm est une zone cardiaque que je fréquence maintenant assez souvent, zone avec un goût du sang dans la bouche. Après avoir trainé sur le web sans trouver d’information fiable (juste que je vais mourir dans le prochain quart d’heure), je vais voir mon médecin qui m’envoie vers un cardiologue qui me dit direct de balancer ma montre à la poubelle car ça ne vaut rien. Il est gentil lui, mais il ne l’a pas payé la montre. Ses tests rapides indiquent que je suis en bonne santé, et pour lui, je dois juste courir sans cardio pour ne plus me faire de soucis. Je contacte quand même le fabricant pour faire vérifier le matériel sans qu’il n’y trouve de défaut. Soit, je commence donc à courir sans cardio.

Ici, un exemple avec deux tachycardies, la fréquence cardiaque est en rouge.

J’enchaîne alors les courses avec plus ou moins de réussite, réussite ayant une forte corrélation avec le temps passé dans cette zone de la mort. Mais je continue à prendre du plaisir, et on me dit que tout va bien, pourquoi s’arrêter ?

Lesotho Ultra Trail 50K, une journée en or.

Acte 2 : Un souci si petit que ça.

Nous sommes maintenant début 2019. Je ne suis toujours pas un coureur très brillant mais la persévérance m’a quand même permis de boucler en 2017 un 80K avec 4500 mètres de dénivelé en moins de 15h. Je n’ai pas vomi en passant la ligne mais je n’en étais pas loin. Mon cœur aime toujours à fréquenter des rythmes de plus de 200, mais avec l’expérience, je le considère maintenant comme un signe de fatigue. Je sais aussi que c’est de la tachycardie, grâce à l’idée brillante de mesurer mon pouls avec mes doigts… Le problème est que je fais de la tachycardie à chaque grosse sortie, et ce durant plus d’une demi-heure. Chaque épisode se termine par un gros coup de moins bien, et une fin de course laborieuse.

Début 2019 donc. Maintenant père de deux jumeaux, et heureux possesseur de huit kilos en trop, je me décide à reprendre l’entraînement. Je suis une daube en trail. Je suis une daube en escalade. Mais je grimpe mieux qu’un traileur moyen, et je suis plus endurant qu’un grimpeur moyen. L’alpinisme est donc fait pour moi, et je modifie mon entraînement pour devenir plus performant dans la discipline. Comme tout alpiniste qui se respecte, je me procure la bible de Steve House et Scott Johnson, et lors de la première lecture, coup de tonnerre : l’alpiniste élite Steve House s’entraîne moins que moi par an. Un truc ne va pas et on se doute tous maintenant de ce que ça doit être.

Après avoir parlé à Scott Johnson et fait vérifier mon cœur par des cardiologues chiliens, le premier diagnostic est que je fais de la tachycardie paroxystique. Mais pas de panique, une petite opération et le tour est joué. Enfin, je vais un peu vite en besogne, il faut peut-être que j’explique ce qu’est la tachycardie paroxystique et en quoi consiste l’opération.

Une chiée d’électrodes

Tout d’abord, la tachycardie paroxystique. Elle serait dû à un problème de cellules musculaires qui transmettraient un signal électrique semblable à celui envoyer par le système nerveux pour piloter le rythme cardiaque. Le cœur, au moment de recevoir ce signal, détecte un souci et bascule dans un mode de protection à 200 bpm pendant plusieurs dizaines de minutes. Avec un cœur usant 60% de son énergie pour son propre fonctionnement, il en résulte que, pendant ces phases de tachycardie, mes réserves d’énergie s’épuisent à vitesse grand V. Ma récupération post effort est également dégradée, puisque le cœur doit lui aussi récupérer en plus des autres muscles. Corriger le problème revient donc à booster du jour au lendemain mes performances sportives et ma capacité de récupération sans que je n’aie rien à faire.

Ensuite, de quoi parle-t-on quand on dit petite opération. Bien que le diagnostic soit difficile à établir, la procédure est simple. Il suffit de faire passer un cathéter jusqu’au cœur en suivant l’aorte, d’exciter le cœur par radiofréquences pour repérer les cellules défectueuses, puis de les brûler via le même cathéter pour annihiler la capacité de transmission électrique. Le tout en étant réveillé pour que le rythme cardiaque ne soit pas trop bas.

Sourire de façade à 10 minutes de l’opération

Mais voilà, l’opération est un échec, car le diagnostic n’est pas le bon. Le problème est bien un défaut électrique cardiaque, mais l’endroit serait plutôt situé au niveau de la veine pulmonaire. Cela ne serait donc pas une tachycardie paroxystique mais une fibrillation auriculaire paroxystique (FA pour les intimes). D’après le chirurgien, c’est déjà moins cool, puisque si rien n’est fait, mon espérance de vie serait fortement réduite, avec une sensibilité accrue à l’hypertension, diabète et toutes les autres gentilles choses qui arrivent avec l’âge…

Deux solutions pour traiter une FA : l’opération, plus compliquée, 70% de réussite au Chili, apparemment plus en France, et / ou un traitement médicamenteux, avec 50% de réussite. Je prends le temps de la réflexion pour l’opération. Bien évidemment que je vais la tenter, mais la procédure étant plus lourde, je veux être sûr de bien tout comprendre. En revanche, j’ai commencé les médicaments dès que possible. L’ascension (ratée mais un bon moment de montagne) du Cerro Retumbadero montre que les pilules fonctionnent pour moi. Je ne vous raconte pas ma joie lorsque je l’ai découvert.

Sur le chemin du Retumbadero

La tachycardie sous contrôle, je peux enfin commencer un entraînement typé ultra. Zut… il ne me reste plus que neuf semaines. Neuf semaines, c’est court, et avec des jumeaux, forcément pas bien fait. Mais sans tachycardie, ma capacité de récupération est boostée et je peux augmenter drastiquement ma charge d’entraînement. C’est bien simple, au début, j’avais l’impression qu’on m’avait refilé un nouveau corps. J’ai dû oublier toutes mes sensations passées et redécouvrir mon nouveau potentiel. A commencer par le fait que durant mes premières séances, l’épuisement ne venait pas de mon énergie générale mais des jambes ! Ça ne m’était encore jamais arrivé.

Acte 3: le VUT quand ça va bien.

Le départ du VUT 100K est à minuit tout pile. Une bonne heure pour un ultra selon moi, vu que la veille d’une course, je ne dors généralement pas bien. Deux cents coureurs sont au départ, avec des conditions météos parfaites pour courir en montagne : ni trop chaud, ni trop froid, soleil masqué par des nuages et pas de pluie.

Le peloton part trop rapidement, comme à l’accoutumé, mais les masques tombent au km5. Après avoir rongé mon frein les premiers minutes, je peux enfin doubler. Le sable est l’une des difficultés du parcours, et les premiers instants de course m’ont permis de trouver une foulée plus ou moins efficace. De temps en temps, je sens comme des débuts de tachycardie, sans que ça ne se concrétise. Cette course s’annonce très bien !

Courir un ultra dans un peloton majoritairement chilien est très différent de ce que j’ai pu vivre par ailleurs. Les locaux sont très compétitifs, même s’ils sont parmi les derniers. Oubliez la solidarité entre coureurs, ici je me fais engueuler alors que j’aide un coureur avec son sac (je ne vais pas assez vite), là un autre fait exprès de repartir juste devant moi pour que je me prenne son sac dans la tronche. C’est à la fois très détestable, et mais aussi jouissif de leur sortir mon attirail de techniques de chacal pour les faire exploser à la prochaine montée et les voir disparaître dans les méandres du bas de classement. Un autre problème pour moi au Chili sont les passages en sous-bois. Les bénévoles ne nettoient pas assez haut pour ma taille et je dois courir courbé, perdant du temps et me fatiguant pour rien.

En revanche, dans les sections montagnes, il n’y a plus d’arbres et je peux courir normalement. La seconde montée est un kilomètre vertical bonifié. Encore très en forme, j’arrive à reprendre pas mal de coureurs. Le balisage est ici aux petits oignons, ce qui n’empêche pas l’une des premières féminines de se paumer. Alors qu’elle me passe, je me dis que je vais me mettre juste derrière pour m’économiser la navigation. Après s’être perdue trois fois, l’idée n’était pas bonne, et je reprends le contrôle. Ça ne lui plait pas et elle passera son temps à me doubler, se perdre, se faire doubler, etc.

1100m plus haut (ouf !), on arrive enfin au terme de la grimpette. Le volcan se dessine à travers la nuit et l’horizon commence à s’enflammer. J’arrive plus tôt que je ne le pensais au refuge, servant de points de ravitaillement. Je n’y reste que deux minutes, le temps de remplir mes bidons. Il fait trop chaud à l’intérieur, et rester se reposer serait une erreur. Je repars donc, passant une bonne vingtaine de coureurs. A la sortie, malgré le peu de temps passé au chaud, c’est une gifle glaciale qui m’attend. Quelques gars me doublent comme des mobylettes et un bénévole m’encourage en me disant que je suis parmi les premiers. Il doit avoir raison car les coureurs qui me passent sont clairement d’un autre niveau. Ce qui ne m’empêche pas de m’enflammer et de me prendre au jeu sur la fin de montée et la partie technique de longue descente nous amenant à la base de vie.

Bien évidemment, je vais payer cet excès de confiance plus tard, et j’expérimente assez vite un vieux coup de fringale, n’ayant pour le moment pas réussi à beaucoup manger à cause d’un mal de bide procuré par le café pré départ. Mes chaussures, rigides comme ce n’est pas permis, commencent à me faire mal aux chevilles et le moral fout le camp. Je me traîne et finis d’être achevé par le bout de bitume m’amenant à la base de vie où m’attend Mathilde.

Acte 4: le VUT quand rien ne va plus.

Une fois à la base de vie, Mathilde m’attend avec notre au pair et les enfants. Je ne suis clairement pas en forme, mais je ne veux pas rester plus de trente minutes. Trop de confort à la base de vie, il ne faut pas y rester. Elle m’offre un super support (merci merci merci !), changeant ce qui doit être changé dans mon sac à dos, et me forçant à m’alimenter avant de repartir. Je profite du dropbag pour changer de chaussures pour un modèle plus souple. Il est 8h du matin et le soleil commence déjà à chauffer l’air. Je repars la mort dans l’âme, avec des crampes dans les mollets, des genoux durent comme du bois et une cheville gauche très douloureuse. Encore 60km à parcourir…

Les premiers mètres sont très douloureux. Je m’étire, je cours, je m’arrête. Ce n’est plus la grande forme de ce matin… Mais je ne dois pas être le seul à flancher puisque je parcours les 30 prochains kilomètres seul, en mettant un peu moins de six heures. Il me faut attendre le km78 pour voir de nouveau des coureurs. Durant ces longues heures qui paraissent hors du temps, j’ai enfin pu expérimenter ce fameux retour d’énergie, retrouvant des points de vie alors que j’étais longtemps au plus bas. La première fois que ça m’arrive et ne pas faire de tachycardie y est pour quelque chose, j’en suis sûr.

Je suis fatigué…

Alors que la partie précédente de la course n’était déjà pas folichonne, celle qui suit l’est encore moins. Le parcours nous fait maintenant monter doucement mais sûrement jusqu’au pied du Cerro Picada, nous obligeant à avancer (je ne peux pas écrire courir) sur une piste de 4×4 droite, longue et sans ombre… Je peux voir une longue ribambelle de coureurs devant moi, sans pour autant les rattraper. Le moment parfait pour me faire doubler par Daniela, me rappelant qu’un peu plus d’humilité pourrait me faire du bien.

J’ai rencontré Daniela alors que j’étais photographe sur la partie montagne du dernier Ultratrail Torres del Paine. Elle courait les 80km, bonne dernière, une heure de retard sur l’avant dernier. Elle était arrivée tout fluo au sommet, me demandant de faire une photo d’elle avec le panorama pour son profil Instagram. Je me suis exécuté, tout hébété de la voir prendre la pose comme une pro, et prenant bien le soin de rentrer son ventre pour qu’il soit plat. Elle était finalement DNF sur l’UTTP, ce qui ne l’a pas empêché de passer la ligne d’arrivée une fois sortie du 4×4 pour se faire applaudir. Bref, vous voyez le genre. Lors du VUT, elle faisait partie du groupe de coureurs crachant leurs poumons au départ. Eh bien voilà que Daniela me colle au cul pendant deux heures avant de me doubler durant l’une de mes pauses. L’histoire raconte qu’elle arrivera 1h30 avant moi à l’arrivée.

UTTP 2019

Une fois au col, je me dis que ça doit être jouable d’arrivée en 19-20 heures de course. C’était sans compter l’horreur qu’était la descente du Cerro Picadas. Bon, déjà la montée m’avait pris quelques minutes de plus que prévu. Mais la descente est un calvaire sans nom, où l’organisation a voulu nous montrer son niveau de débilité à nous faire tourner en rond dans une petite zone juste pour le plaisir de nous faire monter pour redescendre. J’aime quand ça monte, je n’ai pas de souci avec cela. Mais un parcours sans logique, j’aime moins. Une fois à l’avant dernier ravito, je revois mes ambitions à la baisse, 22 heures, ça serait déjà bien.

Il ne me reste plus maintenant qu’à rentrer à l’écurie. Une longue descente, un bout de plage, et hop, à moi les frites. Non. Dans la descente, chevilles et genoux me lancent et bien que les jambes répondent encore, je dois rester au ralenti pour ne pas souffrir. Une fois le calvaire passé, on m’annonce que le bout de plage va être plus long que prévu car les bénévoles n’ont pas balisé le bon parcours. Cinq kilomètres de plus. Je sors donc ma frontale pour affronter une seconde nuit et un niveau d’hallucinations comme je n’en ai jamais connu. Je vois sur le bord du sentier et dans les arbres, des clowns et des trapézistes, des robots et des cubes mouvant en métal. J’oublie même où je suis, me répétant sans cesse que je dois me dépêcher de ramasser du coton pour la reine qui m’attend quelque part. De temps en temps j’ai des éclairs de lucidité, et je suis bien content d’avoir une balise GPS dans mon sac. J’ai du mal à garder les idées claires, et ça devient vite du grand n’importe quoi. A un moment donné, le parcours nous fait descendre assez fort pour passer un gué, et je vois un gardien en bois, haut de 4 mètres, me disant que le passage m’est interdit. Il s’agissait d’un pont en bois cassé.

Enfin. Enfin, j’arrive sur cette foutue plage menant à l’arrivée. Il est 23 heures, autant de temps en course. J’entends le speaker. Des gars me disent que je suis bientôt arrivé. Je ne réponds pas, je ne suis même pas sûr qu’ils existent vraiment. A un moment donné, on me dit de faire attention en passant un tronc, je ne comprends pas pourquoi ils disent à un mec qui vient de faire 100 bornes de faire attention. D’un seul coup Mathilde apparaît. Enfin je crois que c’est elle. Oui c’est elle, qui court avec moi les derniers mètres pour passer enfin la ligne d’arrivée. Je ne ressens rien, je suis trop fatigué. Même pas sur de savoir ce qu’il se passe autour de moi. C’est assez tranquille à l’arrivée, il n’y a plus personne. Juste Mathilde. Avec deux barquettes de frites.

Acte 5: et ensuite?

Les premiers jours post course, je n’avais pas trop la tête à penser au futur, mon corps ayant déjà du mal avec le présent. La course a montré que les médicaments fonctionnent correctement, même sur des efforts longs. J’ai pu également vérifier avec mon cardiologue que j’étais maintenant opérationnel à 100% et c’est une grande victoire pour moi. La course a également mis en lumière quelques faiblesses à combler, mais la forme est là. Je veux maintenant me tourner vers des projets plus rapides, avec quelques envies de Fastest Known Time (FKT) sur de grosses montagnes autour de Santiago. Histoire à suivre en janvier février prochain.

Je tiens à remercier chaleureusement Mathilde pour son soutien inconditionnel et de me permettre de keep pushing. Liantsoa également pour avoir aidé à s’occuper des jumeaux quand papa faisait des trucs stupides. Le cardiologue auvergnant Enver HILLIC pour s’être planté de diagnostic avec arrogance en 2011. Le cardiologue Christian KARMELIC pour me filer ma came. Le logiciel Word pour me permettre d’écrire ce récit. Le podcast Ted Radio Hour pour me distraire durant ces longs moments en montagne. Et Powerade pour leur boisson dégueulasse qui m’ont néanmoins permis de finir la course.

Parce que ça manquait de photo de montagne. Vue depuis le camp de base du Retumbadero.

2 réflexions sur « Vulcano Ultratrail 100k : bien plus qu’un objectif. »

  1. Salut,
    Ça faisait une éternité que je n’étais pas venue par ici, pourtant c’est toujours agréable de lire un texte bien écrit 😉 !
    Quelle histoire pour ton coeur, c’est dingue de découvrir ça au bout de tant d’années.
    Et merci pour le fou rire sur la fin de course, le coup du coton à rapporter à la reine va faire ma soirée 😂😂.
    J’espère sinon que toute la famille va bien. Le bonjour à Mathilde et à bientôt peut-être !

    1. Merci de ce gentil commentaire ^^

      Tout le monde va bien par ici, ça pousse vite, assez comme l’expression “les jours sont longs mais les années sont courtes” pour qualifier le quotidien avec des jumeaux. :p A bientôt!

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